• l'eoil, l'oreille & la plume... les mots bleus

    texte & musique christophe... chant alain bashung... ill. jlmi

     

    Il est six heures au clocher de l'église
    Dans le square les fleurs poétisent
    Une fille va sortir de la mairie
    Comme chaque soir je l'attends
    Elle me sourit
    Il faudrait que je lui parle
    A tout prix

    Je lui dirai les mots bleus
    Les mots qu'on dit avec les yeux
    Parler me semble ridicule
    Je m'élance et puis je recule
    Devant une phrase inutile
    Qui briserait l'instant fragile
    D'une rencontre
    D'une rencontre


    Je lui dirai les mots bleus
    Ceux qui rendent les gens heureux
    Je l'appellerai sans la nommer

    Je suis peut-être démodé
    Le vent d'hiver souffle en avril
    J'aime le silence immobile
    D'une rencontre
    D'une rencontre

    Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
    Dans le square les arbres sont couchés
    Je reviens par le train de nuit
    Sur le quai je la vois
    Qui me sourit
    Il faudra bien qu'elle comprenne
    A tout prix


    Je lui dirai les mots bleus
    Les mots qu'on dit avec les yeux
    Toutes les excuses que l'on donne
    Sont comme les baisers que l'on vole
    Il reste une rancœur subtile
    Qui gâcherait l'instant fragile
    De nos retrouvailles
    De nos retrouvailles

    Je lui dirai les mots bleus
    Ceux qui rendent les gens heureux
    Une histoire d'amour sans paroles
    N'a plus besoin du protocole
    Et tous les longs discours futiles
    Terniraient quelque peu le style
    De nos retrouvailles
    De nos retrouvailles


    Je lui dirai les mots bleus
    les mots qu'on dit avec les yeux
    Je lui dirai tous les mots bleus
    Tous ceux qui rendent les gens heureux
    Tous les mots bleus

     

     

     

     

     


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  • texte, voix, guitare pénélope corps

    version audio mise en ligne il y a 2 ans

     

     

    quand on en aura marre

    de suivre le sens de la file

    et de procéder comme indiqué sur les panneaux prévus à cet effet

    quand on vomira la ville les murs les agents de sécurité

    quand on aura pigé la dictature des images

    les petits parasites vicieux

    sous la peau dans la bouche et dans les trous

    les salles de cinéma bondées

    le besoin de se remplir les orifices pour avoir l’impression d’exister

    quand la pluie nous brûlera le visage

    et que le vin n'aura plus d'effet

    quand les bébés naîtront avec les bronches atrophiées

    et qu'on sera devenus des animaux malades

    quand les déflagrations nous amèneront au fond des forêts

    nous et nos morceaux de corps

    peut-être qu'on fermera nos gueules enfin

    qu'on finira par entendre quelque chose

    peut-être qu’on reviendra aux arbres

    et qu'on arrêtera de faire semblant de savoir

    à propos de rien

    du silence et de l'eau

    peut-être qu'on improvisera

    quelque chose avec les pierres

    avec les pieds

    et la constance des oiseaux

    et puis

    un jour ils viendront tout raser

    tout dévaster

    tout détruire

    fleurs sauvages ombres cailloux poumons

    par transgression

    par jeu

    par nécessité

    avec des pierres

    avec les pieds 

    alors il restera deux ou trois photos floues

    sûrement mal cadrées

    ce genre de photos qui fout un peu les boules   
      

    tu sais?

     

    version texte diffusée sur le blog de l'auteur le vendredi 24 avril 2017

     


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  • " L’idée est venue de la vidéaste et photographe Brigitte Cornand (avec qui a travaillé Guy Debord avant de se suicider) qui, en 1995, a suggéré à Louise Bourgeois l’idée de « slammer » sur le texte « Otte » écrit par la réalisatrice avec en fond la musique de Ramuntcho Matta.
    Louise Bourgeois s’est alors amusé à jouer sur le suffixe et la sonorité de la syllabe ‘otte’ qui détourne le sens orignal des mots en en créant de nouveaux totalement inventés. Et le résultat est à son image, surprenant, décalé et profondément poétique. Big Up Louise ! " (apar TV)

     

    Il découvre
    un vaccin
    Elle dégotte
    un canapé à l'Hôtel des ventes

    Il est un diseur, elle calembourgeotte
    Il parle, elle parlotte
    Il joue à la bourse, elle boursicotte
    Il cuisine, mais elle popotte
    Il transporte, elle fourgotte
    Il siffle, mais elle sifflotte
    Il touche, elle touchotte
    Il tousse, elle toussotte
    Il bouqine, elle bouqinotte
    Il vit, elle vivotte Pour son pote, elle est idiote
    Avec son pote, elle dansotte

    Je suis un beau vieillard, mais tu es vieillotte

    La littote a été la bouée de sauvetage de Lisotte
    Louise est une momotte (elle fait des mots)
    Créosotte (Louise joue sur les mots, elle crée, donc elle est une créosotte)

    Charlotte à la crème / Charlotte à la crotte
    Notes sur Charlotte
    Qui est Charlotte ? Une idiote

    Il escamote les crottes contre les carottes
    Des bécottes

    Idiote sans dot, elle se fagote, se chapotte,
    Et se culotte comme une cocotte

    Dans sa cocotte, elle fricotte, elle popotte
    Des compotes

    Les cloportes de la poivrote trottent et rotent

    Charlotte, l'idiote, vivote et souffrote
    Elle se fagote et se chapotte
    Comme une berlingotte
    Elle boursicote des échalottes
    Dans sa gnognotte
    Elle ne mange pas, elle chipotte

    La femme de l'amigo est une amigotte
    La crapotte est la famme du crapaud
    La chamotte est la femme du chameau

     

    Source

    https://mercerieambulante.typepad.com/mercerieambulante/2019/03/le-8-mars.html

     


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  • l'oeil, l'oreille & la plume... j'habite ici gare de Lyon

    texte de amina saïd lu par jlmi                                              collage jlmi 2014

     

     

     


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