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    À cause des pivoines lourdes de pluie
    Têtes courbées sur la pelouse
    Et de leur odeur lourde de nuit
    À rendre les roses jalouses

    Je ralentis, je regarde

    A cause de ces troupeaux immobiles
    Dans la fournaise de juillet
    Sous les grands arbres tranquilles
    Mais sous le ciel déjà inquiet

    Je ralentis, je regarde

    À cause de l’orage au loin qui s’affaire
    Couleur d’ardoise, parfum d’étain
    Sur la dorure des blés en prière
    Le dos rond de tous leurs grains

    Je ralentis, je regarde

    A cause de ce creux dans la colline
    Aussi tendre qu'un lit défait
    Et du vent dans les herbes qui dessine+
    La maison où l'on s'aimerait

    Je ralentis, je regarde

    À cause de cette flèche rousse
    Surgie du long bois frissonnant
    Renard furtif, au pas de course
    Échine oblique de brigand

    Je ralentis, je regarde

    A cause de cette plaine labourée
    Silencieuse comme un livre ouvert
    Lignes tracées non rédigées
    Préface de brume signée l’hiver

    Je ralentis, je regarde

    À cause de cette buse sur le piquet
    Sentinelle de terres gelées
    Et de son œil doré où apparaît
    Comme une lampe qu’on vient d’allumer

    Je ralentis, je regarde

    À cause des roses matinales
    En robes étalées sur la pelouse
    Roses poudrées virginales
    À rendre les pivoines jalouses

    Je ralentis, je regarde

    Merci cg

     

     


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  • On brûlera toutes les deux
    En enfer mon ange
    J’ai prévu nos adieux
    À la terre mon ange
    Et je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Que la mer nous mange le corps, ah,
    Que le sel nous lave le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

    Je m’excuse auprès des dieux
    De ma mère et ses louanges
    Je sais toutes les prières
    Tous les vœux
    Pour que ça change

    Mais je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Que la mer nous mange le corps, ah,
    Que le sel nous lave le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

    On brûlera toutes les deux
    En enfer mon ange
    Tu peux écrire tes adieux
    À la terre mon ange
    Car je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Si la mer nous mange le corps, ah,
    Si le sel nous pique le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

     

    paroles de Pomme

     


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    Je n' ai pas peur de la route
    Faudra voir, faut qu'on y goûte
    Des méandres au creux des reins
    Et tout ira bien (là)
    Le vent nous portera
    Ton message à la Grande Ourse
    Et la trajectoire de la course
    Un instantané de velours
    Même s'il ne sert à rien (va)
    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera

    La caresse et la mitraille
    et Cette plaie qui nous tiraille
    Le palais des autres jours

    D'hier et de demain
    Le vent les portera
    Génétique en bandoulière
    Des chromosomes dans l'atmosphère
    Des taxis pour des galaxies
    Et mon tapis volant dis ?
    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera
    Ce parfum de nos années mortes
    Ce qui peut frapper à ta porte
    Infinité de destins
    On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient ?
    Le vent l'emportera
    Pendant que la marée monte
    et Que chacun refait ses comptes
    J'emmène au creux de mon ombre
    Des poussières de toi

     


    Le vent les portera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera

     

     Paroles de Bertrand Cantat

     

     


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    Je t'écris de la main gauche
    Celle qui n'a jamais parlé
    Elle hésite, elle est si gauche
    Que je l'ai toujours cachée
    Je la mettais dans ma poche
    Et là elle broyait du noir.
    Elle jouait avec les croches
    Et s'inventait des histoires
    Je t'écris De la main gauche
    Celle qui n'a jamais compté
    C'est celle qui faisait les fautes
    Du moins, on l'a raconté.
    Je m'efforçais de la perdre
    Pour trouver le droit chemin
    Une vie sans grand mystère
    Où l'on n'se donne pas la main.
    Des mots dans la marge étroite
    Tout tremblants qui font des dessins.
    Je me sens si maladroite
    Et pourtant, je me sens bien.
    Tiens voilà, c'est ma détresse
    Tiens voilà, c'est la vérité.
    Je n'ai jamais eu d'adresse
    Rien qu'une fausse identité.
    Je t'écris de la main bête
    Qui n'a pas le poing serré
    Pour la guerre, elle n'est pas prête
    Pour le pouvoir, n'est pas douée.
    Voilà que je la découvre
    Comme un trésor oublié
    Une vue que je recouvre
    Pour les sentiers égarés.
    On prend tous la ligne droite
    C'est plus court, oh oui, c'est plus court
    On n'voit pas qu'elle est étroite
    Qui n'y a plus d'place pour l'amour.
    Je voulais dire que je t'aime
    Sans espoir et sans regrets
    Je voulais dire que je t'aime
    T'aime, parce que ça sonne vrai.

     


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    Et si je vous disais que même au milieu d'une foule
    Chacun, par sa solitude, a le coeur qui s'écroule
    Que même inondé par les regards de ceux qui nous aiment
    On ne récolte pas toujours les rêves que l'on sème

    Déjà quand la vie vient pour habiter
    Ces corps aussi petits qu'inanimés
    Elle est là telle une déesse gardienne
    Attroupant les solitudes par centaines…

    Cette mère marie, mère chimère de patrie
    Celle qui viendra nous arracher la vie

    Celle qui, comme l'enfant, nous tend la main
    Pour mieux tordre le cou du destin

    Et on pleure, oui on pleure la destinée de l'homme
    Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes

    La main de l'autre emmêlée dans la nôtre
    Le bleu du ciel plus bleu que celui des autres
    On sait que même le plus fidèle des apôtres
    Finira par mourir un jour ou l'autre

    Et même amitié pour toujours trouver
    Et même après une ou plusieurs portées
    Elle est là qui accourt pour nous rappeler
    Que si les hommes s'unissent
    C'est pour mieux se séparer



    Cette mère marie, mère chimère de patrie
    Celle qui viendra nous arracher la vie
    Celle qui, comme l'enfant, nous tend la main
    Pour mieux tordre le cou du destin

    Et on pleure, oui on pleure la destinée de l'homme
    Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes

    Car, tel seul un homme, nous avançons
    Vers la même lumière, vers la même frontière
    Toujours elle viendra nous arracher la vie
    Comme si chaque bonheur devait être puni

    Et on pleure, oui on pleure la destinée de l'homme

    Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes

     

     


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