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    "Runaway Train"

     

    Call you up in the middle of the night
    Like a firefly without a light
    You were there like a blowtorch burning
    I was a key that could use a little turning

    So tired that I couldn't even sleep
    So many secrets I couldn't keep
    Promised myself I wouldn't weep
    One more promise I couldn't keep

    It seems no one can help me now
    I'm in too deep
    There's no way out
    This time I have really lead myself astray

    Runaway train never going back
    Wrong way on a one-way track
    Seems like I should be getting somewhere
    Somehow I'm neither here nor there

    Can you help me remember how to smile?
    Make it somehow all seem worthwhile
    How on earth did I get so jaded?
    Life's mysteries seem so faded

    I can go where no one else can go
    I know what no one else knows
    Here I am, just drowning in the rain
    With a ticket for a runaway train

    And everything seems cut and dry
    Day and night
    Earth and sky
    Somehow I just don't believe it

    Runaway train never going back
    Wrong way on a one-way track
    Seems like I should be getting somewhere
    Somehow I'm neither here nor there

    Bought a ticket for a runaway train
    Like a madman laughing at the rain
    A little out of touch, a little insane
    It's just easier than dealing with the pain

    Runaway train never going back
    Wrong way on a one-way track
    Seems like I should be getting somewhere
    Somehow I'm neither here nor there

    Runaway train never coming back
    Runaway train tearing up the track
    Runaway train burning in my veins
    I run away but it always seems the same

     

     

     

     

    Au milieu de la nuit j'me rappelle de toi  

    Comme une luciole sans lumière
    Tu étais là comme une torche qui brûlait
    Et moi j'étais une clef qui ne demandais qu'à être tournée

     


    Tellement fatigué que je ne pouvais même pas dormir
    Tellement de secrets que je ne pouvais pas garder
    Je m'étais promis de ne pas pleurer
    Encore une promesse que je n'ai pas pu tenir

    C'est comme si maintenant plus personne ne pouvait m'aider
    Je me suis trop enfoncé, il n'y a aucune issue
    Cette fois je me suis vraiment égaré

    Un train à la dérive, ne fait jamais marche arrière
    Un mauvais chemin sur une unique voie
    C'est comme si je devais arriver quelque part
    Tant bien que mal je ne suis ni ici ni là

     

    Peux-tu me réapprendre à sourire ?
    Le faire tant bien que mal semble-t-il en valoir la peine ?
    Comment sur Terre ai-je pu devenir si éreinté ?
    Le mystère de la vie parait tellement fade

    Je peux aller où personne d'autre ne peut aller
    Je sais ce que personne d'autre ne sait
    Je suis juste un homme qui se noie dans la pluie
    Avec un ticket pour un
    train à la dérive

    Et tout semble réduit
    Jour et nuit, terre et ciel
    Tant bien que mal je n'y crois tout simplement pas

    Un train à la dérive ne fait jamais marche arrière

    Un mauvais chemin sur une unique voie
    C'est comme si je devais arriver quelque part
    Tant bien que mal je ne suis ni ici ni là

    Acheter un ticket pour un train à la dérive
    Comme un fou qui se moque de la pluie
    Un peu hors d'atteinte, un peu dément
    C'est juste plus facile que de marchander avec la douleur

    Un train à la dérive, ne fait jamais marche arrière
    Un mauvais chemin sur une unique voie
    C'est comme si je devais arriver quelque part
    Tant bien que mal je ne suis ni ici ni là

    Un train à la dérive, ne reviens jamais
    Un train à la dérive, déraille

     

    Ce train à la dérive, brûle dans mes veines
    Je m'enfuis, mais tout me semble toujours pareil

     

     

     


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    "Catherine" traite de l’horreur du désir obsessionnel, non partagé. PJ identifie l’objet du désir à une Catherine De Barra, et j’ai lu quelques théories différentes sur l’identité de cette personne. Lori Burns, auteure du livre « Disruptive Divas » suggère que ce pourrait être l’une des deux Catherine qui a vécu sur l’île de Barra au sud des Outer Hébrides – en Ecosse -, mais elle admet que cela reste un mystère. Ce n’est pas une mauvaise théorie, car l’essence de Catherine est son inaccessibilité, et l’image d’une île lointaine renforce cette idée. La basse de cette chanson a le rythme d’un cœur fiévreux, la bande son étouffée reflète le monologue intérieur, et les paroles de PJ décrivent toute l’amertume corrosive qui dévore la narratrice.

    Auteur : Altrockchick

    Source : https://www.50thirdand3rd.com/classic-music-review-is-this-desire-by-pj-harvey/

     

    Catherine De Barra
    Tu as tué mes pensées
    Je t'ai donné mon cœur
    Et tu as laissé les choses s’envenimer
    J'aimerais me débarrasser de ton sortilège
    Si ce n'était pour m’en abreuver
    Le vent mord plus aigre
    A chaque petit matin


    J'envie la route
    Le sol que tu as foulé
    J'envie le vent
    Qui a caressé tes cheveux
    J'envie le coussin
    Sur lequel ta tête repose et sommeille
    J'envie les meurtriers
    Envie ton amoureux

    Tant que la lumière brillera sur moi
    Je vivrai un enfer à chacune de tes respirations
    Tant que la lumière brillera sur moi
    Je vivrai un enfer à chacune de tes respirations


    J'envie la route
    Le sol que tu as foulé
    J'envie le vent
    Qui a caressé tes cheveux
    J'envie le coussin
    Sur lequel ta tête repose et sommeille
    J'envie les meurtriers
    J’envie ton amoureux

    Tant que la lumière brillera sur moi
    Je vivrai un enfer à chacune de tes respirations
    Tant que la lumière brillera sur moi
    Je vivrai un enfer à chacune de tes respirations


    Tant que la lumière brillera sur moi
    Je vivrai un enfer à chacune de tes respirations
    Tant que la lumière brillera sur moi

    Oh ma Catherine
    Pour tes yeux souriants
    Pour ta bouche enchanteresse
    Avec le temps je t'aurais conquise
    Avec ruse je t’aurais séduite

    Pour tes yeux souriants
    Pour ta bouche enchanteresse
    Avec le temps je t'aurais conquise
    Oh ma Catherine
    Avec le temps je t'aurais conquise
    Avec ruse je t’aurais séduite

     

     trad. jlmi

     

    Catherine De Barra
    You've murdered my thinking
    Gave you my heart
    You left the thing stinking
    I'd shake from your spell
    If it weren't for my drinking
    The wind bites more bitter
    With each light of morning

    I envy the road
    The ground you tread under
    I envy the wind
    Your hair riding over
    I envy the pillow
    Your head rests and slumbers
    I envy to murderous
    Envy your lover

    'Til the light shines on me
    I damn to hell every second you breath
    'Til the light shines on me
    I damn to hell every second you breath

    I envy the road
    The ground you tread under
    I envy the wind
    Your hair riding over
    I envy the pillow
    Your head rests and slumbers
    I envy to murderous
    Envy your lover

    'Til the light shines on me
    I damn to hell every second you breath
    'Til the light shines on me
    I damn to hell every second you breath

    'Til the light shines on me
    I damn to hell every second you breath
    'Til the light shines on me

    Oh my Catherine
    For your eyes smiling
    For your mouth singing
    With time I'd have won you
    With wile I'd have won you

    For your eyes smiling
    For your mouth singing
    With time I'd have won you
    Oh my Catherine
    With time I'd have won you
    With wile I'd have won you

     


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  • l'oeil & la plume....

    texte de cathy garcia        toile de florian heinke "no more friends just family"

     

    Bien plus tard. Une terrasse de café au bas de Cordes-sur-Ciel. Il fait bon, je suis bien. Vraiment. Trois mecs attablés à côté. L’un d’eux vient de sauver une guêpe tombée dans sa bière, puis il raconte comment il a sauvé un papillon d’une cuvette de toilette dans un bar près de Carcassonne. Le genre de personnage que j’aime. « Vendez-moi un idéal et je vous le paye en dollars ». Un philosophe de bar avec une tête de soufi. C’est bien. Ce soir, je retrouve ma fille, ma bébé d’amour… C’est terrible et probablement nécessaire de voir que je m’habitue à être séparée d’elle et je sais que j’ai besoin de ça. Il y a une vie après la maternité. Quant à l’amour, c’est bien ça qui me donne des ailes… Hier soir, pendant que les gens du stage dansaient sous la lune, moi je dessinais sur le sable de la plage, face à la mer avec cette lune pleine qui traçait sa route de cristal. Un immense bien-être, plénitude. Ces moments où chaque geste témoigne de la densité, quand être rime avec intensité, les mots sont incapables de rendre compte de la sensation pure. Tout juste sont-ils capables de tourner autour dans une tentative d’approche. Tout l’art tient dans cette tentative d’approcher l’essentiel. J’ai profité plus que pleinement de ces deux jours en bord de mer. Ma fille m’a fait ce cadeau là : apprendre à savourer chaque instant, savoir prendre ce qui est donné, tendre la main, ouvrir les yeux, les oreilles et le cœur. Ce qui peut sembler contraintes au premier abord, devient cadre d’expérience, le parchemin où s’inscrit une formidable leçon de vie.

     

    26 et 27 septembre 2004

    in Calepins voyageurs & après ?

     


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  • une lecture par herman kruger proposée par bruno toméra

     

     


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  • texte de Jean-Louis Millet tiré de "Preuves incertaines" lu par Cathy Garcia Canalès

     

    Édité et imprimé par l’Association Nouveaux Délits

    Sur papier calcaire 100 g

    Couverture 250 g

     100 % recyclé

    Dépôt légal : septembre 2020

     

    12 € + 2,50 € de port

     

    à commander à l'Association Nouveaux Délits

     

     

     

     

     


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