• On brûlera toutes les deux
    En enfer mon ange
    J’ai prévu nos adieux
    À la terre mon ange
    Et je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Que la mer nous mange le corps, ah,
    Que le sel nous lave le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

    Je m’excuse auprès des dieux
    De ma mère et ses louanges
    Je sais toutes les prières
    Tous les vœux
    Pour que ça change

    Mais je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Que la mer nous mange le corps, ah,
    Que le sel nous lave le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

    On brûlera toutes les deux
    En enfer mon ange
    Tu peux écrire tes adieux
    À la terre mon ange
    Car je veux partir avec toi
    Je veux mourir dans tes bras

    Si la mer nous mange le corps, ah,
    Si le sel nous pique le cœur, ah,
    Je t’aimerai encore (x4)

     

    paroles de Pomme

     


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  • l'oeil & la plume...

    texte de audre lorde                                                                     ill. jlmi 2020

     

    "La différence entre la poésie et la rhétorique c'est quand on est prêt à se tuer soi-même plutôt que ses enfants.    

    Je suis coincée dans un désert de plaies à vif..., impacts de balles, un enfant mort traîne son visage noir exposé aux confins de mon sommeil. Le sang qui coule de ses joues perforées et de ses épaules est le seul liquide à cent lieues à la ronde et mon ventre gargouille à l'idée de le boire; tandis que ma bouche s'entrouvre, lèvres sèches, sans loyauté ni raison, assoiffée de ce sang juteux qui s'écoule dans la blancheur du désert où je suis perdue, sans image ni magie et où j'essaie de transformer en puissance la haine et la destruction. J'essaie de soigner mon fils mourant avec des baisers; mais le soleil plus vite blanchira ses os.

    Un policier qui a abattu un enfant de dix ans dans le Queens s'est penché sur le garçon, ses chaussures de flic baignant dans le jeune sang et une voix a dit "Crève salle petit connard", (et il y a des cassettes pour le prouver). A son procès le policier a déclaré pour sa défense: "j'ai pas fait gaffe à la taille ni à rien d'autre... juste la couleur", (et là aussi, des cassettes sont là pour le prouver.) 

    Aujourd'hui cet homme blanc de trente-sept ans, treize années de police derrière lui, a été libéré par onze hommes blancs qui se sont déclarés satisfaits. "Justice avait été rendue!"

    Et une femme noire qui m'a dit "ils m'ont convaincue", ce qui voulait dire qu'ils avaient trainé sa carcasse de femme noire d'1m47 sur les charbons ardents de quatre siècles de domination blanche et masculine jusqu'à ce qu'elle lâche le véritable pouvoir qu'elle ait jamais eu et remplisse son propre ventre de béton pour y ensevelir nos enfants.       

    Je ne parviens pas à mettre le doigt sur la destruction, moi, mais si je n'apprends pas à me servir de la différence entre poésie et rhétorique, ma propre puissance en sera bientôt contaminée et deviendra du poison, pourriture ou bien tombera toute molle sans vie comme un câble déconnecté.

    Et un jour, je saisirai ma fiche tumescente et la brancherai à la prise la plus proche et violerai une femme blanche de 85 ans qui est aussi une mère et tout en la battant à mort et en mettant le feu à son lit j'entendrai un choeur grec chanter sur un rythme ternaire.   

    La pauvre elle n'avait jamais rien fait à personne. Quelle bande de sauvages."

     


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  • l'oeil & la plume... miroir déformant

    texte & image associés par "pur rien"

    l'oeil & la plume... miroir déformant

     

     


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  • l'oeil & la plume...

    oeuvre de Mr Brainwash

     


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    Je n' ai pas peur de la route
    Faudra voir, faut qu'on y goûte
    Des méandres au creux des reins
    Et tout ira bien (là)
    Le vent nous portera
    Ton message à la Grande Ourse
    Et la trajectoire de la course
    Un instantané de velours
    Même s'il ne sert à rien (va)
    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera

    La caresse et la mitraille
    et Cette plaie qui nous tiraille
    Le palais des autres jours

    D'hier et de demain
    Le vent les portera
    Génétique en bandoulière
    Des chromosomes dans l'atmosphère
    Des taxis pour des galaxies
    Et mon tapis volant dis ?
    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera
    Ce parfum de nos années mortes
    Ce qui peut frapper à ta porte
    Infinité de destins
    On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient ?
    Le vent l'emportera
    Pendant que la marée monte
    et Que chacun refait ses comptes
    J'emmène au creux de mon ombre
    Des poussières de toi

     


    Le vent les portera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera

     

     Paroles de Bertrand Cantat

     

     


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