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    autoportrait à quatre-vingt-trois ans

     

     

     


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  • in memoriam...

    texte & ill. jlmi 2019

     

     

    La mort d’une sœur, de la tristesse au coin du cœur

    Pas de  larmes, juste des images au fond des yeux,

    images bien sages, sans ordre, sans âge,

    comme les vieilles cartes d’un jeu

    à la fin d’une partie depuis longtemps finie

    comme des traces dans la neige que le soleil  efface

    peu à peu, avec cette infinie lenteur

    empreinte de douceur mais sans réelle chaleur

    dans ce froid pétrifiant de la nouvelle attendue pourtant.

     

    Depuis ce méli sans mélo,

    une nuit a passé ; en a surgi une étrange idée.

     

    Aujourd’hui, tu es là, assise au bord de ton Au-delà

    et tu regardes, assemblés, ceux d’ici – Aubagne –

    ceux de là – Thiais, et autres ailleurs-

    qui pensent tous à toi en ce jour

    et qui se disent qu’ils auraient dû ceci, qu’ils auraient dû cela

    tant que tu étais là

    et surtout qu’ils s’en veulent d’avoir retenus des mots,

    des mots pour eux si difficiles à dire

    Je vais m’en faire le messager, écoute bien :

    on t’aimait, on t’aime… etc !

    Salut Frangine.

     

     


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    source la Demeure du Chaos

     


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    texte & toile de jlmi  2004

     

    Le rêve en attente jusqu’à l’ivresse  pour vivre sa vie de rêve 

    La voie du phénomène vibratoire d’une rue

    L’instant unique de l’évaporation de la tête dans l’oreiller

    Le deuxième étage du monde comme verroterie du salut

    Le suicide comme un raccourci vers l’action révoltée

    Les visages noyés de l’intérieur par la fonte des glaces

    La solitude juste à portée de la main en train de se tendre

    L’odeur de l’interdit comme partie intégrante de l’existence

    La vague accepte dans son déferlement la beauté qu’elle ne voit pas

    L’enfant de l’orage pas étonné de s’entendre grandir

    Les chiens endormis au coin de ma cervelle

    La chute vertigineuse dans le tourbillon du Temps

    Le délire dément du don non démenti du ‘’Dharma’’ de JK

    La profondeur solide de la pierre musicale d’un escalier liquide

    La question : est-ce que les chauve-souris… dans les cheveux…

    La réponse : si on tourne en rond, on n’arrive jamais

    Le cauchemar de tableau noir d’une ardoise dans un bar

    L’air cru de froid malgré un feu de pierres noires à l’odeur assoiffante

    La question : dis moi ce que tu dois…

    La réponse : mon âme contre un peu de liquide

    Les spectres en suspens, demande subliminale de laideur

    La réponse : Parfois oui. Souvent non !

    La question : tout périra y compris les périls…

    L’escalier liquide au rivage inégal où l’humain apocalypse

    Les échelles volantes pour ambuler dans les heures mortes

    La soudaine pulsation désordonnée de l’artère humérale ou du nerf médian – va savoir - à l’antérieur du coude gauche

    Le destin fossoyeur de l’intemporalité du temps

    Les équinoxes équivoques des soleils de silence

    La réponse : en des errances de déshérences urbaines

    La question : l’ailleurs …

    Le refuge en terre masaï d’Edgar Allan Poë

    Le germe de perversion des nuages constructeurs de bateaux

    L’empathie d’une grande goulée de blanc gommé

    La réponse : du semblable au semblable

    La question : d’aujourd’hui à demain…

     

     


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