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  • Vallée des brumes  Chaumont sur Loire 2010B&W.jpg
    texte & photo  jlmi
     

     

    Des mots.

    Des mots tressés.

    Depuis ton corps,

    c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu

     

    On ne peut pas effacer ce qui a été dit.

    Je ne sais même pas ce qui fut le plus cruel ni comment en parler.

    Encore maintenant.

     

    Mélancolie de cette  musique poussiéreuse

    du vide de la tendresse

    toujours prête à sourdre au dialogue de nos ombres mortes

    sous une caresse de frissons acides

    furieuse et douce, endolorie d’odeurs chatoyantes,

    parfums piquants d’orage au goût bleuté

    dans l’éclatement d’un sourire

    Puisse le puissant désir

    au rouge profond enceint de ciel chaud

    horrible charade des couronnes d’extase

    foutre le camp au-delà de la déception

    dans l’en deçà de nos deux vies ou

    aux avenirs ébouriffés de nos chimères

    Que les vents de solitude te soient très longtemps favorables

    car les étoiles exténuées s'abreuvent toujours à la sève des pierres

    dans un silence à troubler l’eau claire

    des percussions étouffées d’un tambour déchiré

    Energies telluriques radicales

    majestueuses

    des orgues flottantes de nos cathédrales aériennes

    immobiles dans le courant lent

    et long du temps des pierres.

    Nécessité des migrations

    plus rien que la lumière de l’œil aux gouttes d’ombre.

     


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  •   texte cathy garcia sur une iphoto d'anne-lise  ©

     

    La touffe, la motte

    arrachées

    jetées sur les rochers

    qui blessent

    la touffe, la motte

    et les doigts qui fouillent

    les plaies

    la petite culotte

    arrachée

    jetée sur les rochers

    qui blessent

    la touffe, la motte

    la brutalité

     

    source

     


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  • texte werner lambersy                                                              ill. jlmi   2017

     

     

    Je pèse ma mort
    Sur la balance imprécise
    D’un vendeur d’aspirines
    Et de parfum bio

    J’ôte deux kilos
    Pour le duffel-coat anglais
    Mouillé
    Mes chaussures italiennes
    Et le reste
    Venu de la Chine populaire

    La vie fait trembler l’aiguille 

     


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  • bt17-2-2neg.jpg
    texte bruno toméra                                                                                                                           ill.  jlmi  2014

     

     

    Vous êtes là à bavarder avec de vieilles connaissances

    ou d'obscures collègues du beau temps et surtout de la pluie,

    du dernier trop long métrage très " in ", de ces chansonniers

    si engagés et généreux chantant pour les restos du coeur...

    D'un écrivain tenace à patauger dans le merdeux hit parade littéraire,

    de ce poète enseveli réintégré contre sa volonté dans l'actualité

    de l'anniversaire de sa naissance ou de sa mort. Amen.

    De votre normalité si complaisante soit elle,

    de votre libido en phase avec les trois quart de votre entourage

    ( ce qui n'est pas un exploit...)

    D'une telle si garce, d'un autre si benêt,

    de la dernière info lyophilisée,

    du prochain match de l'équipe de France,

    de la montée des eaux et des descentes aux enfers,

    de l'infâme agression des barbares,

    du désir sécuritaire, du peureux frisson de l'existence,

    du visage de l'économie mondiale,

    du prix au kilo de faux-filet,

    du malheur planifié des uns

    et de la félicité matérielle des autres,

    du grand complot des puissants

       - Et que nous on y peut rien, mon brave monsieur...

    Vous êtes là avec votre valise de phrases toutes faites,

    signe d'intégration

    et tout à coup vous vous sentez aspiré par un vent

    qui souffle, qui souffle, une bourrasque qui vous emporte

    vers d'étranges destinations,

    plus rien ne vous retient aux amarres

    surtout pas les neutres banalités qui s'empilent

    plus connes les unes que les autres.

    Une enseigne lumineuse clignote

    dans votre cerveau avec inscrit

       " Mais qu'est ce que je fous là ?..."

    triste figurant du vaudeville humain.

       " Mais qu'est ce que je fous là ?..."

    Cette interrogation comme une poignée de porte

    qui peut être ouvrirait le coffre fort

    du bonheur et de toutes les pétillantes questions

    de la tonitruante humanité.

    On franchirait bien ce pas de porte.

    On est bien trop lâche.

    Le vent s'adoucit et nous dépose enclume

    dans le sérieux revenu des parlottes.

    De toute façon, nous ne sommes pas doués pour le bonheur

    et peut être que le bonheur ne veut pas de nous.

    De peur qu'avec nos drôles de manières

    nous ne le transformions en malheur.

    Je crois qu'il a pas tort.

     


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