avec 15 illustrations originales de l’auteur "Titubant dans l'escalier liquidedes rails luisants du tram T3, un bel ivrogne nommé Désirvoyage aux portes de la nuit.Oiseau nocturne à bec de boisil brûle de la grande soif amèreet mord la pluie, une pluie...
texte de Philippe Soupault sculpture Tania Font - Deconstruction, 2020 Plus rien même pas de la cendre même pas le souvenir plus rien Plus rien sauf cette joie de l'oubli ce vent de l'oubli qui arrache tout détruit tout et saccage le reste Le moment est...
texte jlmi pont Notre-Dame ill. jlmi sur photo danytwo C’était Paris au printemps. En mai. L’air était doux ; le soleil juvénile, espiègle et sensuel. Arbres et oiseaux s’accordaient en bruyants ballets. Les filles avaient enfin troqué leurs lourds vêtements...
texte & illustration jlmi 2009 Fils de Jana l’Illuminée - forêt-femme affamée diffamée, baveuse de mots sages et poreux, cocotte en papier fouillant son tas d’immondices à la recherche de rêves jamais rêvés - tout ton monde disparaît sous une neige aux...
Avril 2020 Le miroir du virus Je voudrais d’abord vous remercier toutes et tous d’avance pour votre patience, je ne sais pas quand et comment je vais pouvoir expédier ce numéro, donc il existe, mais il pourrait mettre bien plus de temps pour vous rejoindre...
texte de marie allègre dessin egon schiele L’Éden de tes bras et de tes mains Ton corps est mon jardin Je m’abreuve à ta voix Me nourris de ta peau Et jamais rien n’égale Un instant de tes yeux Il me faut te le dire Je m’y noie à loisir A dessein Le dessin...
texte de vincent photo © reuters / Stephane Mahe Celle-là va bosser la boule au ventre celle-ci me dit, on nous donne 2 masques par jour ça protège 8 heures, on fait des rotation de 12h, cette merde, ça parait impossible de pas l'attraper Une autre encore,...
avec 15 illustrations originales de l’auteur "Titubant dans l'escalier liquidedes rails luisants du tram T3, un bel ivrogne nommé Désirvoyage aux portes de la nuit.Oiseau nocturne à bec de boisil brûle de la grande soif amèreet mord la pluie, une pluie...
avec 15 illustrations originales de l’auteur "Titubant dans l'escalier liquidedes rails luisants du tram T3, un bel ivrogne nommé Désirvoyage aux portes de la nuit.Oiseau nocturne à bec de boisil brûle de la grande soif amèreet mord la pluie, une pluie...
texte anne julien photo jlmi Eh Paol ! Tu m'entends ? Je parle par dessus l'océan dans la langue muette. Paol, je parle sans, je viens de Brest je parle la langue des français mais la tienne, je parle avec. Je viens du quadrillage et de la ruine de guerre...
texte giselle lucia ill. du film a perfect ending de nicole conn 2012 Il est vrai que parfois le silence Devient un châtiment insupportable Et l’agonie de mes mains vides L’unique consolation pour tresser Les cordes des harpes brisées. La nuit me renvoie...
texte & ill. kiko File beauté File Reste fier Tu es magnifique & bien plus encore Reprends confiance malgré les chagrins & leurs suites A l'infini La répétition du geste de l'espoir à chaque fois renouvelé Brisé Non merci tu es gentil Laquelle des deux...
texte de werner lambersy collage jlmi 2014 musique Johannes Brahms Requiem allemand : 6 ème mouvement " Denn wir haben hie keine bleibende Statt" extrait Depuis des années, un requiem allemand me poursuit, me hante, par son déploiement d’ailes au-dessus...
Sculpture poétique de jlmi sur les dialogues des Ailes du désir de Wim Wenders ill. jlmi 2011/2020 Pour abolir l’éternité tu butes sur tes couleurs. Mettre à part les couleurs. Dans une aquarelle de Paul Klee ? Quand commence le temps ? Au lieu de savoir,...
texte daria colonna photo x daria colonna Je coupe au couteau les coins de ma bouche, je suis tout sourire. Le siècle est un souper qui se trempe, s’arrose, s’asperge, se douche, s’inonde. J’apprends à respirer sous l’eau, à jurer du beau temps, je fais...
texte Jack Hirschman ill. jlmi 2021 Gravats dans la bouche, sang sur les gravats, comme le cri d’un mourant. Les seins éclatés, la giclée de lait dans les flammes, les petites lèvres du nourrisson carbonisées. Et cratères comme cuillers de l’enfer, pupilles...
texte Francis Ponge ill. Alexandre Baudin L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir...
texte de andrée chedid ill. andrée chedid par C125 sur un mur d'arcueil Qui je suis Je l’ignore ! Mythe ou réalité Dans l’intime du rêve Sortie du néant De passage dans le monde Captive de l’existence Et pourtant Novice devant les jours Proche de la fable...
texte de jany pineau 11/05/20 ill.maurice verneuil 1896 Aujourd’hui avait une sale odeur de peur de sueur de soufre de panne de foule aujourd’hui journée de pédagogie a dit le ministre des transports, etc. on avance on sort on s’expose on travaille on...
texte Myriam OH photo X Il y a de mauvais garçons qui piétinent les étoiles que nos pères nous avaient collées dans les yeux, et des princes charmants qui nous font mourir avant l'heure d'ennui. Il y a de belles garces dont la bouche rouge cerise joue...
texte Leilah Beani Yamine photo du film un homme sans l'occident de raymond depardon 2002 J’aime le thé prolétaire J’aime les pauvres gens Qui n’ont rien Qui n’ont même pas D’histoire Ni de quoi se payer un voyage J’aime aussi ceux Qui n’ont pas une épaule...
texte de Jorge Manrique ill. jlmi2025* Souviens-toi, âme endormie, et ressort de ta torpeur, contemplant comme se passe la vie, et comment survient la mort, par surprise ; comment s'enfuit le plaisir ; comme après, son souvenir nous fait mal : et comme,...
texte de victor ozbolt ill. d'après un dessin d'Arthur * Les grands oiseaux blancs s'agitent Autour d'un nuage gris Dès que s'invite l'aurore Je suis un tout autre oiseau Au plumage imprévisible En caméléon des airs Un oiseau porteur de rêves Qui offre...
"J'ai eu tous les vices ; ma vertu fut de n'en avoir cultivé aucun. C'est là la Tempérance qui me fait parler de moi au passé simple et tendre. De toutes mes expériences, je garde cette saveur particulière des vies franches et pleines qui laissent l’âme...
texte de bruno toméra ill pascal ulrich 1997 Des humains, j'en ai puisé deux amis c'est peu et énorme mais se donner en pâture demande une ouverture que j'ai condamné après que l'un d'eux repliant son extrait de naissance a tiré sa révérence d'un coup...